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- Life Is A Smell -

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desdem0ne

Description :

Contrairement à toutes ces blagounettes que peuvent vous raconter les livres d'histoire, tout a commencé à Manchester. Il faisait moche, pas parce que c'est l'Angleterre, mais parce que les meilleures histoires commencent par un jour gris. Et elles ne commencent pas non plus par "Il était une fois", parce que finalement, toutes les histoires se répètent.

Quoi, vous croyiez quand même pas que Cendrillon était la seule à se viander et perdre sa pompe au bal de fin d'année ? Qui vous a raconté que Babe était l'unique animal au monde capable de causer ? Depuis quand la savane n'a qu'un seul roi lion ? Et la Belle au Bois Dormant, m'enfin...dites-moi pas que vous étiez persuadés qu'elle a inventé la grasse mat' ?

Petits naïfs que vous êtes...mais j'vous aime bien quand même. J'vous aime bien, parce qu'entre deux clics aventureux, que vous l'ayiez décidé ou pas, vous vous êtes retrouvés sur mon blog. Et ça j'aime, parce que ça me caresse dans le sens du poil, ça me flatte l'égo, l'échine, la foune, et tous les points G de mon corps en rut acerbe (ça veut rien dire, c'était juste histoire de placer un adjectif hasardeux).

Alors avant que le regret ne vous prenne, laissez-moi une petiote chance de me présenter. Avec un peu de bol, vous vous prendrez d'affection pour celle qu'en dit plus à son écran qu'en live, schéma classique de grande gueule qu'a en fait peur de ses congénères.

Comme toi lecteur, je pue quand je ne me douche pas, j'ai parfois les cheveux gras, je pète parfois et je rote discrètement en prétendant que mon corps n'évacue jamais ses gaz en public. Je pleure beaucoup, mais je ris aussi, et parfois je fais rien.

Non, comme toi lecteur, je mens pas mal, et très souvent, je ne fais rien.

J'étudie la langue de William (le prince, pas Shakespeare) et le genre humain à temps partiel. Je ne sais pas trop où la vie m'emmène, et je m'enfonce la tête sous l'oreiller quand j'ai pas envie de voir ce qui suit. Je manque de courage, de discernement, d'intelligence, je suis un tantinet trop gentille, mais j'ai de l'amour à revendre et je réussis vachement bien les cookies.

Je parle beaucoup de poils et kiffe les allusions sexuelles, je suis souvent vulgaire mais j'essaie simplement d'attirer ton attention, lecteur.

A 21 ans, le pipi et le caca me font toujours mourir de rire. J'appelle ça ma fraîcheur innée.

Je ne sais pas où tout ça va, lecteur. Mais si tu veux bien, prends-moi la main, et faisons un bout de chemin ensemble.

Il s'pourrait bien qu'on rencontre l'bônheur en route.

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"Jesus and I have redefined our relationship." "You mean he dumped you because he realised you are SICK !"

J'ai tous mes cadeaux de Noël. Enfin, disons que ceux qui ne sont pas en ma possession (la situation exige des expressions un tantinet plus précises) sont le fruit de pérégrinations dont l'itinéraire détaillé est tout gravé dans ma teu-tê. Pas d'angoisse, donc, alléluiah ave Maria, chantez les angelots.

Car je vous le dis, c'est un miracle. Je manquais tellement d'organisation cette année que retrouver ne serait-ce que mon porte-monnaie, c'était déjà le parcours du combattant. Bataille gagnée, donc, et ne parlons même pas de la guerre, tellement easy que je la mets dans la poche et l'enfouis sous des pelures de clémentines (saison oblige, me voilà à nouveau la proie de cette folie agrumaire...oui je sais, agrumaire n'existe pas).

Mais bien plus que d'avoir acheté mes cadeaux, j'ai aussi totalement maîtrisé (ouais, journée Jet de Fleurs) la phase emballage-tellement-qu'elle-est-chiante-tellement-qu'elle-fait-peur-tellement-qu'à-la-première-occase-on-s'en-décharge-sur-quelqu'un-d'autre. Moi, que nenni, mes emballages seront home made, j'ai encore du papier Ikea à écouler, et on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

D'autant plus que cette année, dans les commerces divers et variés (Cora inclus, vous vous en doutez bien, étant donné qu'il s'agit de ma référence en matière de gros centre commercial bouffi), les p'tits djeunz bien sympas qui vous emballent vos cadeaux, c'est pas n'importe qui : les SCOUTS.

Brrr.

Quand je suis passée à la caisse d'Alice Délice (petit coup de pub pour l'occasion, j'ai pas d'actions chez eux mais j'accepte volontiers tout éventuel cadeau sortant par exemple de chez eux, à tout hasard, comme ça en passant, moi je dis ça je dis rien), la vendeuse s'est empressée de préciser : « Et si vous voulez un emballage cadeau, c'est devant, chez...chez les...euuuh...les scouts ». Ma tête a lentement mais sûrement pivoté vers la sortie, où, postées derrière une table recouverte de papier Rouge Moche (oui, c'est une couleur, au même titre que carmin ou magenta, et notez bien la particularité de cette couleur, parce que moi, jusqu'à ce jour, j'ignorais qu'un rouge pouvait être moche), deux gaies scout-euses piaillaient, sans doute à propos de la Trinité me disais-je, tandis que leurs bandanas around the neck virevoltaient dans tous les sens.

J'étais terrifiée. Leur tenue criait feu de bois et chants à la guitare, choses tout à fait innocentes au demeurant, excepté lorsque le feu de bois est allumé au sommet de la montagne et qu'il s'agit du feu de nos yeux (traduction, le feu de Dieu quoi) et que les chants célèbrent le fait que Jésus revient parmi les siens.

« NON ! », ai-je crié (intérieurement), « AUCUN SUPPÔT DE JéSUS NE TOUCHERA MES CADEAUX ! ». Et de m'envoler vers d'autres horizons (Leclerc, à vrai dire, parce que j'avais besoin de bacon), mon sac Alice Délice faisant « cling-cling », pantelante et affolée, mais aussi soulagée d'avoir échappé à la Bonne Parole, bien que je m'attendais à tout instant à subir les assauts vengeurs du feu divin.

Et puis, l'espace d'un instant, j'ai eu des remords. C'est vrai quoi, sans Jésus, pas de Noël, sans Noël, pas de cadeaux, ni même de sapin, de bredeles, de promos Orange ou Canal Sat' (10 euros par mois pendant un an !!), de Glühwein, et ça, ça c'est grave. Aussi, j'ai envisagé (encore une fois, pendant une demi-seconde), de revenir sur mes pas, et de laisser les deux scouts (adorables au demeurant, enfin je suppose) emballer mes cadeaux, toutes baignées de l'aura qui entoure les gens qui ont la foi. Mais se posait le problème de l'explication : comment justifier ma fuite effrénée ? Prétendre que je devais aller aux toilettes ? Qu'une passoire volante me poursuivait (ouais ben hein...) ? Que Jeff de Bruges faisait une promo éclair sur le gianduja que je ne voulais absolument pas rater ?

Trop de questions tuèrent mon repentir. J'ai continué ma route, traînant la patte et bougonnant : « Roh et puis merde, hein. ». Je suis allée acheter mon bacon et, au retour, suis repassée devant Alice Délice. Les deux scoutesses étaient toujours là, inactives mais toujours happy face-d, et quand elles m'ont vue, un peu rougeaude et haletante (mon sac pesait des tonnes, puisque le bacon s'était transformé en liste de courses pour quinze personnes), elles m'ont souri.

Le Mal incarné, vous dis-je.
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#Posté le mercredi 16 décembre 2009 02:50

Modifié le mercredi 16 décembre 2009 03:07

A Tribute

Les pub quizzes me perdront.

Pour ceux qui ne connaissent pas, les pub quizzes (P.Q. pour les initiés) sont ce que l'Angleterre a fait de mieux depuis le Cadbury au caramel. La réunion -au sommet- de ce qu'il y a de plus beau dans nos modestes vies : à savoir la Culture et l'Alcool.

Petit schéma explicatif : toi et tes amis vous retrouvez dans un pub, irlandais de préférence, vaguement britannique au pire, plus on est de fous, plus on rit c'est bien connu, vous enchaînez les bières, les cidres et les shots selon vos goûts persos et tentez vaguement et surtout vainement de répondre à des questions de culture générale qu'un individu speaker natif de la langue de Shakespeare (parfois étrangement ressemblant à un certain professeur) vocifère dans un micro -ou chuchote, auquel cas vous vociférez. L'un de vous, désigné officiellement Secrétaire du groupe -pour des raisons évidentes, on aura tendance à sélectionner le Sam de la soirée-, reporte les réponses dans une langue hybride (anglaise, française et chiffraire aussi) sur une feuille distribuée au préalable par Monsieur Micro.

Merveilleux.

Le plus drôle reste la section Sport, qui a le don de laisser perplexe une bonne partie de ma bande d'habitués (composée en majorité, choix d'études un peu limité question mâles oblige, de filles). Les réponses sont évidemment à votre disposition sur Google, et depuis qu'internet a envahi nos portables, la fourberie est de mise lors des pub quizzes et la tricherie est monnaie courante.

Les plus conservateurs d'entre nous refusent de s'adonner à de telles vilennies et s'acharnent à creuser leur matière grise.

Les plus douillets -et les plus imbibés- n'hésitent pas à faire l'appel à un ami voire l'accolade à un inconnu, s'il s'agit d'un ancien prof d'histoire c'est encore mieux.

Vous voyez, moi, les P.Q., je trouve ça fantastique. C'est un de ces instants précieux où vous pouvez tout aussi bien atteindre les sommets de la gloire intellectuelle ("OUAIS JE SAIS HANNAH MONTANA C'EST SUR DISNEY CHANNEEEEELLL VAS-Y MARQUE-LEEE !"), comme vous sentir vraiment très con ("Mais siiii c'est un politicien ultra-connu !!" "Un QUOI ?!").

Les P.Q., c'est la démocratie. Intellectuels et amateurs de Julien Lepers, étudiants en mal de distraction et australopithèques récurrents s'y côtoient, et brâment tous en choeur que y a pas photo, on aurait vraiment dit Julia Roberts, et que le point doit être accordé.

Quant à l'après-P.Q. ... on sort du pub, mais c'est comme si on y était encore. On hurle : "CASSEZ-VOUS PAYSANNES !", histoire de prolonger l'instant. On se dit qu'on se les pèle, mais qu'on est heureux. On a l'Ipod sur les oreilles et ça nous fait pédaler plus vite, mais on peut pas s'empêcher de se dire que merde, on a traité un rescapé de camp de concentration de vieux débris...la faute aux shots !

Et quand on arrive chez nous, fourbu par l'effort intellectuel, la tête pleine de questions qui ont trouvé leur réponse, on s'oublie, on se perd, on ne monte pas assez haut, on s'acharne sur une serrure qui n'est pas la nôtre, on persiste, on signe, on force, on gigote, on toussote, on marmonne, et quand enfin, on commence à se rendre compte, que la porte s'ouvre sur quelqu'un alors que la chose la plus vivante dans notre appartement est une pomme en voie d'extinction, alors là ...

.. alors là, on sait que le P.Q., c'est bien fini.

A quand le prochain ?
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#Posté le jeudi 15 octobre 2009 13:37

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 13:48

Prière du Soir, Bonsoir

Emilie a réussi à économiser tout juste 250 euros pour New York dans une boîte à mouchoirs recyclée en tirelire pour l'occase, et cette nouvelle du dimanche soir lui remonte un moral jusqu'alors en berne -le fourbe.

Au cinéma, j'ai toujours préféré les méchants, pourvu qu'ils soient subtils de caractère. Très souvent, je trouve le vil beaucoup plus intéressant que la gentille poire tête d'affiche, qui affiche constamment un sourire benêt, s'évertue à fighter l'adversité et court après ce fou furieux qu'on appelle bonheur. Un bon gros méchant, au contraire, avec de préférence un passé obscur et boueux, qui explique en partie sa vilenie récurrente, me fait autrement plus plaisir. Oui, j'avoue, je kiffe les rires sardoniques et les sourcils en accent circonflexe. Moi-même, à force de rires bruyants et d'efforts d'aménité, recherchant le bonheur comme s'il existait, je m'énerve, et tente donc parfois, par de subtiles fourberies, d'atténuer mon côté nice. Mais très franchement, être bitchy, c'est tout un art, c'est pourquoi je suis et demeure plutôt bonne pâte -l'ironie étant qu'on a tendance à me croire méchante.

Le problème, voyez-vous, c'est que parfois, et là, c'est pas du cinéma, les rôles s'inversent, les frontières se brouillent, et ô surprise, les méchants ne sont en fait pas si vilains, et les gentils deviennent de cruels malfaiteurs. Atchao Manichéen.

Ce soir alors, c'est moi Cruella, et madre de dios, ça fait pas plaisir.

Ceci expliquant mon humeur morose, je peux ajouter -et ce en toute guillerette-té - que je pars dans deux jours pour la Grosse Pomme, et ça, non seulement ça fait plaisir, mais en plus ça fait peur.

Si j'y meurs -de joie-, sachez que j'aurais appelé mon fils Brooklyn.

Quand je reviens, Alex mon adoré sera des nôtres pour peindre Colmar en rouge -seuls les anglicistes comprendront cette étrange expression-, et ça c'est pas anodin -encore une allusion sélective.

Dans un autre registre, je vais bénéficier d'une promotion à Cora, et risque de me trouver à l'accueil du magasin cet été, ce qui n'est pas seulement pas anodin, mais veut aussi dire un certain nombre de choses :
- je serai plus près de l'Homme-qui-ne-m'aime-pas-vraiment-mais-pourquoi-donc
- il semblerait que les gens là-bas aient confiance en mes aptitudes relationnelles

Et c'est à ce moment-là précis que nous joignons nos paumes et, levant nos yeux vers les cieux, souhaitons tous en choeur que les dieux aient pitié de moi.
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#Posté le dimanche 07 juin 2009 15:46

Commedia Dell' Arte

Un orteil apparaît soudain dans le cadre.

Il rampe vers le milieu, en reculant avant d'avancer, comme un ver de terre.

Son ongle est verni de brun -c'est bientôt l'été.

Il est suivi d'un pied. Pas bien original, pas spécialement joli, ni difforme, un peu large cela dit.

Le pied rampe aussi.

Vient le mollet. Il est plutôt charnu, un peu bronzé sur le dessus, blanc à l'arrière -on n'a pas eu l'occasion de faire la bronzette recto-verso. Lui, il se dandine. Ca fait franchement vulgaire.

Arrive le genou, cagneux mais dodu. Il tressaute, suivant le mouvement du pied.

Tout d'un coup, un quart de visage se glisse dans la scène. L'oeil, en mode furtif, gigote dans tous les sens. En haut, à gauche, en bas, et pour finir, droit vers vous. Il s'écarquille alors, et le quart de visage disparaît, emportant avec lui genoux cagneux, mollet charnu, et laissant l'orteil ver de terre abandonné, comme un bâton de sucette après consommation.

L'orteil a l'air gêné. C'est qu'il se sent seul, maintenant. Un peu con, aussi. Et surtout, il ne sait pas ce qu'il est censé faire. Ca n'est qu'un orteil, n'allez pas lui demander de réfléchir, non plus. Il se demande s'il est censé ramper plus en avant, ou retourner hors cadre, mais se dit qu'un tel remue-méninges ne fait pas partie des attributions, et il stagne, donc, désormais semblable à un ver de terre purement et simplement décédé.

Mais soudain, l'orteil est propulsé en avant, poussé par l'apparition plus ou moins inattendue d'une cuisse qui occupe tout l'espace, suivie de sa jumelle qui s'est emparée du reste, toutes deux surmontées de hanches pas franchement faméliques, un torse bien pourvu et...

...une tronche.

Mais alors, une tronche...elle est rouge, déjà. Elle a l'air gêné. Elle tente un vague sourire qui, contrit par l'embarrassement, ressemble plus à un rictus post-soin chez le dentiste. Ses tifs sont sensiblement plus longs. Une franche tignasse, ouvertement pas coiffée, qui a le mauvais goût de se balader non couverte, et pourrait bien être accusée d'atteinte à la pudeur. Le visage sue, aussi. Il faut dire que la chaleur s'est emparée des alentours, et que la tronche a la transpi' facile. Les yeux sont fuyants, gênés, eux aussi, peureux d'affronter le regard de ceux assez patients pour attendre ce qui adviendrait, après l'orteil minable.

La tronche toussote. Elle va parler, et vu son air, il va falloir tendre l'oreille. Elle a pas l'air du genre vocal, la face.

La bouche s'ouvre. Se referme. C'est que le chewing-gum s'est mis en travers de l'intonation.

La fille -car c'en est une- déglutit péniblement. Autre tentative de sourire. Nouvel échec. Les épaules se tortillent, dans une maigre tentative de se donner une contenance. La gorge tremblote lorsque la fille toussote pour s'éclaircir la voix.

Et d'une traite, dans un filet de voix, une voix enrouée, comme si elle n'avait pas été utilisée depuis des millénaires, une voix chevrotante, mal accordée et dans laquelle on sent toujours cette gêne, elle dit :


"Salut, je suis de retour, quoi d'neuf ?"
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#Posté le lundi 25 mai 2009 15:09

www.sephora-fourbes.com

...ou la vie d'Emilie résumée en dix secondes.

Ca faisait perpèt' les alouettes, pour reprendre une expression ô magnifique de mon frère adolescent pur sang, que j'étais en possession d'un carton -10% à Sephora, destiné à me faire croire que je vais faire des affaires, et surtout à me faire des clins d'oeil aguicheurs depuis l'étagère où je l'avais posé.

Mercredi, journée liberté, je m'en emparai, et me lançai.

C'est fou ce qu'une femme lâchée dans Sephora avec 10% de réduction peut dégainer comme euros.

Rentrée chez moi plus dépourvue qu'auparavant, entre deux sanglots je cachai ma carte bancaire, honteuse de l'avoir utilisée telle une péripatéticienne pécuniaire.

Sephora, monstre ventripotent qui engloutit nos sous durement acquis en échange de fond de teint allergogène, m'offrait pour mes achats un ticket donnant droit à un gloss d'une marque inconnue au bataillon...pour vingt-cinq euros d'achat minimum s'il-vous-plaît.

De retour au bercail parental, je m'étalai sur ma pauvreté nouvelle quand ma maternelle, d'un air placide, lâcha : "Ils t'ont envoyé un carton -20% hier.".


...


L'objet en question gît sur mon bureau, face contre table histoire que je ne vois pas ses couleurs alléchantes. Mais même dans le noir, depuis mon lit, j'entends son appel de sirène.

Je ne réponds plus de rien...
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#Posté le dimanche 29 mars 2009 15:08

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